La complainte du chien abandonné ! - Texte de Gilbert Dumas.

Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru en toi.
Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras,
Tous les soirs je m'endors, sans que tu ne sois là.

Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,
Viens me tendre une main, je te la lécherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.

Que c'est il donc passé, pour que ce 16 juin,
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,
Que tu m'aies attaché, là, devant cette église.

Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais,
Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.
Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli.

Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,
Mon corps s'épuise, et mon c½ur se morfond.
Je n'ai plus goût à rien, et je deviens si laid,
Que personne, jamais, ne voudra m'adopter.

Mais moi je ne veux pas, que l'on me trouve un maître,
Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,
Pour toutes illusions, enfin leur enlever.

Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai,
Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous saurions,
Vivre des jours heureux, en réconciliation.

Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,
A rester près de toi, à veiller quand tu dors,
Et à me contenter, même si j'ai très faim,
D'un vulgaire petit os, et d'un morceau de pain.

Je n'ai jamais rien dit, lorsque tu m'as frappé,
Sans aucune raison, quand tu étais énervé,
Tu avais tous les droits, j'étais à ton service,
Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes vices.

Tu m'as mis à la chaîne, ou tu m'as enfermé,
Tu m'as laissé des jours, sans boire et sans manger,
J'ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,
Paralysé, raidi, tellement j'avais froid.

Pourtant, si tu reviens, nous partirons ensemble,
Nous franchirons en ch½ur, la porte qui ressemble,
A celle d'une prison, que je ne veux plus voir,
Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.

Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,
Puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin,
Ils entrent dans l'enclos, et leurs visages blêmes,
En disent long pour nous, sur ce qu'ils nous amènent.

Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,
Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,
Je m'endormais sur toi, mon cher et grand ami,
Je dormirai toujours, grâce à ...l'euthanasie.

Et s'il t'arrive un jour, de repenser à moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi,
Pour toi, j'étais " qu'un chien ", tu préférais la mer,
Tu l'aurais su avant, j'aurai payé moins cher.

A vous tous les humains, j'adresse une prière,
Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,
Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière,
Et vous n'auriez pas eu, aujourd'hui, à le faire.
# Posté le dimanche 02 novembre 2008 11:16

Juillet 2008 - Mariage de Flora et Régis

Les mariés
# Posté le dimanche 21 septembre 2008 12:19

Merci à tous 152 161 176 192 ==> Parviendrais je à battre mon record de 224 en décembre 2004? On verra... Il reste 6 3 2 jours pour ca ;)

Pour vos visites, vos commentaires.

Merci pour les stats depuis le début de l'année ;)

août 2008 134 152 161 176 192
juillet 2008 112
juin 2008 189
mai 2008 139
avril 2008 196
mars 2008 103
février 2008 70
janvier 2008 57


dim 24 août 2008 5
sam 23 août 2008 7
ven 22 août 2008 10
jeu 21 août 2008 6
mer 20 août 2008 3
mar 19 août 2008 8
lun 18 août 2008 7
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sam 16 août 2008 4
ven 15 août 2008 7
jeu 14 août 2008 9
mer 13 août 2008 17
mar 12 août 2008 7
lun 11 août 2008 5
dim 10 août 2008 4

Grand grand merci ;)
# Posté le vendredi 22 août 2008 17:28
Modifié le vendredi 29 août 2008 16:42

Nous

Toi, je t'aime mon ange
# Posté le vendredi 22 août 2008 06:57

Mouarf!!!

Bah oui, encore, mais j'y peux rien...

Pourquoi un si petit être prend-t-il autant de place ?
Pourquoi est ce que sans cesse je le ressasse ?
Parce qu'il était adorable, que c'était mon chien,
Parce que cette boule de poil était mon copain.

C'est une douleur qui prendra du temps,
Car il était avec moi depuis longtemps.
Quinze années passées à ses côtés,
Un nombre illimité de complicité...

Snoopy, une partie de ma vie,
Toute mon enfance,
Partie dans ta délivrance,
Tu étais fatigué, blessé, il était temps de te libérer,
Mais c'est dur de ne plus t'ennuyer...
# Posté le jeudi 21 août 2008 09:33